Vomi ailleurs, le véreux Jean-Pierre Amougou de Vision 4 trouve un terrain fertile au Togo

©Nouvelleafrique (Lomé, le 22 juin 2018) – La présidence de Lomé est-elle devenue un terrain fertile à toutes  les bouillabaisses vomies dans d’autres pays ?

En tout cas, la question vaut son pesant d’or quand on ressasse un peu l’image de  « suffisance »  et  « d’homme sur un terrain conquis », affichée  par  le  véreux PDG du  groupe de presse camerounais L’Anecdote, Jean-Pierre Amougou, lorsqu’il a été reçu tambour battant par le Chef de l’Etat Togolais,  Faure  Gnassingbé.

A la rédaction  de Nouvelle Afrique, la personnalité même de ce féru de l’occultisme,  qui  annonce l’installation de  son groupe de presse au Togo,  suscite en nous  moult interrogations. Et c’est de  bon ton, si  nous  avons  pointé  le curseur  sur  ce  monsieur  qui a le vent en poupe et  qui semble être royaliste que le roi au royaume de Faure Gnassingbé.

Pour permettre à l’opinion togolaise de se faire une idée sur sa probité morale, nous  proposons l’article ci-dessous écrit  par nos confrères du site camerounweb.com.

 

Ci-dessous l’intégralité de l’article de nos confrères  de camerounweb

Vision 4: ces secrets que les Camerounais ignorent sur le PDG Amougou Belinga

Au quartier NSAM à Yaoundé, un luxueux immeuble surplombe le quartier. C’est le siège du groupe « L’Anecdote ». Ce groupe de presse comprend en son sein la chaîne de télévision VISION 4, la radio Satellite FM, le journal hebdomadaire « L’Anecdote » et un magazine saisonnier « Africa Express ».

À la tête de ce groupe trône un Président-directeur Général (PDG). Son nom : Jean-Pierre Amougou Belinga, aussi connu comme le patron de la Société des Eaux Équatoriales du Cameroun qui produit l’eau minérale PURA.

Jean-Pierre Amougou Belinga adore le pouvoir et les honneurs. Tout visiteur s’en rend compte après avoir franchi la guérite qui mene à l’immeuble. Là-bas, pour marquer sa toute-puissance, Amougou Belinga a institué une règle à la fois loufoque et hilarante. Personne d’autre que lui et son épouse n’ont le droit de passer par la porte principale de l’immeuble. « C’est une consigne du PDG » vous lanceront ses employés. Très drôle !

Pas si drôle pourtant pour qui a entendu parler du personnage. Il n’est pas un patron de presse (et homme d’affaires) comme les autres. Il fait partie de ces obscurs personnages qui servent de pions à plusieurs pontes du régime. D’où son sentiment de toute-puissance. Sa proximité avec le ministre de la Justice, Laurent Esso, ne fait plus de mystère pour personne.

Il se murmure dans les chaumières que ces deux-là ne sont pas seulement rosicruciens mais ils entretiennent régulièrement des relations homosexuelles. Laurent Esso est un parrain de la Rose-croix. Qui ne se souvient pas des aveux de feu Charles Ateba Eyene déclarant que Laurent Esso a essayé de le recruter dans les sectes ?

En tout cas, Amougou Belinga n’a pas eu le choix en 2010 lorsque la rumeur annonçait la mort de Laurent Esso qui était alors secrétaire général de la présidence de la République. C’est curieusement lui qui va monter au créneau pour annoncer : « Je ne suis ni le porte-parole du gouvernement, ni celui de la famille.

Mais en tant que communicateur et proche de Laurent Esso, j’ai voulu lever cette équivoque. Il s’agit d’une manière de fragiliser le président de la République. Le ministre d’État va rejoindre le pays dans les prochains jours en bonne santé. Je l’ai contacté. Son téléphone est sur roaming ». Ce jour-là, sans le savoir, Amougou Belinga est passé aux aveux complets.

En effet, Amougou Belinga, aujourd’hui milliardaire, n’aurait jamais bâti sa fortune sans ses réseaux obscurs et sa relation HOMO avec Laurent Esso et certains pontes du régime. Dès le début des années 2000, Amougou Belinga est utilisé par certains barons pour régler des comptes.

C’est avec surprise que les lecteurs découvriront parfois son journal « L’Anecdote’ annoncer des arrestations des personnalités quelques heures avant que celles-ci ne se produisent. Bien avant, le journal aura lynché pendant plusieurs semaines, ces personnalités pour préparer l’opinion à cette éventualité.

En 2006, « L’Anecdote » continue sa besogne et publie une liste des personnalités présumées homosexuelles. Le fameux TOP 50. Jamais à court d’idées noires pour arnaquer et faire chanter, Amougou Belinga sait s’entourer des personnages de son espèce pour faire le sale boulot. Il va donc faire recours à un jeune feyman. H. P. M.

Voici ce que le jeune homme racontera plus tard dans les journaux. « Je l’ai toujours dit et je le redis encore, le véritable responsable de cette affaire c’est Jean Pierre Amougou Belinga. Le ministre Grégoire Owona, je ne le connais pas, ni avant, ni pendant ni après cette affaire.

Malheureusement, ce que je vais dire de ce ministre est qu’il n’est pas humble, il n’est pas honnête non plus. Pourquoi je le dis ? Si Amougou Belinga ne m’avait pas trouvé pour faire ce travail, il aurait trouvé quelqu’un d’autres mais qui n’aurait pas fait ce que j’ai fait. J’ai fait volte-face, je me suis ressaisi et j’ai décidé de dire la vérité. Mais aujourd’hui, ce monsieur me prend pour quelqu’un de dangereux. J’ai même essayé de le rencontrer pour lui expliquer ce qui s’était passé.

Sans faire l’apologie de ma personne, je pense que tout le monde connait le contexte dans lequel Amougou Belinga m’a utilisé. Je suis tombé malade le 19 septembre 2004, je suis rentré au village mourant, souffrant avec 50 Kg et des escarres partout. Je vivais avec ma grand-mère qui n’a pas de moyens et j’étais tout près du tombeau. Amougou Belinga m’a sollicité afin que je joue le rôle de la victime du ministre Grégoire Owona. Vu mon état, on devait croire que cela est vrai. On s’est entendu que cela ne se publierait pas.

A l’époque, c’est son mari, Laurent Esso, qui était secrétaire général à la présidence. Il m’avait dit que par le canal de Laurent Esso, il pouvait faire entrer une vidéo de moi à la présidence de la République confirmant que le ministre Grégoire Owona m’a bel et bien sodomisé.

Le problème d’Amougou Belinga était que comme je suis un ancien ripou et lui-même l’est, il voulait que nous prenions beaucoup d’argent à M.Grégoire Owona. C’est-à-dire que si la vidéo était partie chez le président de la République, Grégoire Owona devait être convoqué et il devait m’approcher pour savoir exactement ce qui se passe puisqu’il ne me connait pas. Non seulement il allait payer de l’argent pour que cela ne s’ébruite pas, mais j’avais aussi une mission cachée.

Et à l’époque, comme j’étais très proche de Biloa Ayissi parce que j’ai connu Biloa Ayissi avant que je ne tombe malade et il menait une véritable lutte acharnée contre les homosexuels et en vrai parce que lui il ne leur faisait pas du chantage. Amougou Belinga m’a donc demandé de passer par Biloa Ayissi parce que par lui, il était facile de faire une lecture.

Alors il m’a dit de passer par Biloa Ayissi et de lui laisser croire que c’est la vérité et Biloa Ayissi allait vendre mon image sans le savoir et après que Biloa l’ait dit à tout le monde, nous devrions entrer en action. Quand Biloa Ayissi le prenait au sérieux, je disais toujours à Amougou Belinga qu’il faut faire très attention parce que Biloa Ayissi prend l’affaire au sérieux et peut finir par le publier alors que je ne le souhaitais pas. Amougou Belinga m’a dit de ne pas me gêner parce qu’il le contrôle. Voilà l’histoire du top 50.Beaucoup de jeunes dans mon état n’aurait pas refusé cela. »

Comme on peut le voir dans ce témoignage, Amougou Belinga est un manipulateur doublé d’un escroc. Un homme sans foi ni loi. L’exemple parfait des hommes dont le régime a besoin pour ses basses manœuvres. Pour Amougou Belinga, l’essentiel est de s’enrichir. Ses basses besognes ont été payantes. Curieusement en effet, après l’affaire du TOP 50, il parvient à obtenir des crédits colossaux à la Cameroon Postal Services (Campost). Le 31 décembre 2006, son groupe obtient trois crédits d’un total de 49 millions de francs CFA.

Les limiers de la CONAC et du contrôle Supérieur de l’État ont révélé qu’à travers des comptes logés dans les Centres de Chèques Postaux, ce groupe a reçu plus de 600 millions de francs CFA. L’argent a été versé dans divers comptes parmi lesquels le compte n°026914-004-55 ouvert pour le compte du magazine « Africa Express », le compte n°1002002754 ouvert pour « satellite FM SARL » et bien d’autres.

Amougou Belinga fait donc partie des débiteurs qui sont attendus devant le Tribunal Criminel Spécial pour rembourser l’argent de la Campost qu’il a détourné avec d’autres pions du régime comme Paul Atanga Nji. Seulement, avec Laurent Esso au ministère de la Justice, il y a peu de chance que Jean-Pierre Amougou Belinga se retrouve en prison.

D’ailleurs, ceux qui ont suivi l’actualité ces derniers jours savent que Laurent Esso a permis à Atanga Nji de rembourser en catimini pour éviter la prison. Ce sera aussi le cas pour le patron du groupe l’anecdote.

Il faut espérer que cet escroc remboursera l’argent des épargnants de la Campost avec le fruit de son « gombo » obtenu pour blanchir le régime de Sassou Nguesso. En effet, grâce à l’entregent de Komidor Njimoluth, ambassadeur du Cameroun au Congo Brazzaville, Amougou Belinga ira désormais braconner dans ce pays. Il ne va pas seulement y produire des programmes laudateurs pour Sassou Nguesso. Il va tout simplement y installer une succursale. Pour bien manger, il faut être proche du plat.

Voilà donc le vrai visage de Jean-Pierre Amougou Belinga, l’un de ces personnages obscurs, un illettré parti de nulle part et qui, en vendant son âme aux pontes du régime Biya, est devenu milliardaire et tout-puissant dans ce Cameroun du laissez-faire.

C’est le type de personnage parvenu, imbu d’un succès conquis par la compression, la feymania, les détournements de fonds publics et le chantage. Le type de personnage qui peut désormais tout se permettre au Cameroun avec la couverture de ses amants homosexuels rosicruciens au point de faire arrêter et d’humilier en mondovision ses partenaires de chasse au gombo au mépris de la présomption d’innocence et du respect de la dignité humaine.

Ce type est dangereux, à mettre hors etat de nuire, comme d’ailleurs tous les membres du gouvernement Camerounais ou Presque. Affaire à suivre !!!

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