Ghana: Un journaliste d’investigation assassiné à Accra

©Nouvelle Afrique (Lomé, le 17 janvier 2019)-Ahmed Hussein-Suale, un journaliste ghanéen d’investigation, a été tué mercredi nuit  vers 23h à Madina,-une ville située dans la région du Grand Accra-, alors qu’il rentrait à son domicile .

Des individus  non identifiés qui circulaient à moto,  ont tiré à trois reprises sur le journaliste puis ont pris la fuite  : deux balles l’ont atteint à la poitrine pendant que l’autre s’est logée dans son cou, selon le constat fait sur place par la police. Transporté à l’hôpital de la police, il a succombé en cours de route.

Le défunt est un enquêteur sous couvert  et membre clé du groupe Tiger Eye Private – une équipe de reporters infiltrés dirigée par le célèbre journaliste Anas Aremeyaw Anas- qui a fait éclater au grand jour,  l’an dernier,  un vaste scandale de corruption et de matchs truqués dans le football  africain. Des révélations qui avaient conduit à de lourdes sanctions des instances internationales.

Anas Aremeyaw  qui, a confirmé le décès de son proche collaborateur, s’est dit très touché et triste. Il a publié une vidéo dans laquelle le député d’Assin Central, Kennedy Agyapong, émettait des menaces, et a écrit: «Des nouvelles tristes, mais nous ne serons pas réduits au silence. Repose en paix, Ahmed ».

Listowell Yesu Bukarson, directeur exécutif de « The Press Foundation », TPF, a décrit l’assassinat d’un collaborateur  d’Anas Aremeyaw Anas et de son équipe Tiger PI comme « honteux », qualifiant « d’assaut massif contre le journalisme ».

Egalement, plusieurs journalistes, directeurs de publication et présidents d’institutions ont réagi à cet  assassinat crapuleux.

On se rappellera qu’à la suite de la création du dernier projet d’enquête sous couverture par l’équipe PI de Tiger Eye, numéro 12, le député d’Assin Central,  Kennedy Agyapong, a diffusé la photo d’Ahmed à la télévision et dans les médias, appelant à ce qu’il soit traité par tous ceux qui le rencontraient et il en assumerait la responsabilité.

Charles AYI

You might also like More from author

Leave A Reply

Your email address will not be published.