Côte d’Ivoire : Des manifestants Anti-Gbagbo bloquent la circulation à Abobo

Mercredi à Abobo (Ph KOACI)

©Nouvelle Afrique (Lomé, le 30 janvier 2019)-Des manifestations anti-Gbagbo ont repris  ce mercredi dans la commune populaire d’Abobo (Abidjan) alors que la chambre d’appel de la Cour Pénale internationale doit donner , ce  vendredi , son verdict final sur le maintien en prison  ou non de l’ex président ivoirien et son ex ministre, Charles Blé Goudé.

A Abobo-fief de la coalition au pouvoir-, dans les quartiers « anador » et de la « grande gare », plusieurs manifestants ont barricadé les routes, brûlé des pneus pour exiger  le maintien de l’ex président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en prison, s’opposant ainsi à l’acquittement et la mise en liberté de ces derniers.

Selon ces manifestants,  Gbagbo et son co-accusé qui ont pourtant été acquittés par la chambre de première instance de la CPI des faits qui leur sont reprochés, demeurent toujours les seuls responsables des 3000 morts enregistrés pendant la crise postélectorale de 2010.

Dans un entretien accordé en début de semaine au journal Français « Le Figaro », le ministre ivoirien de la Défense, Député de Séguéla (Nord) et Maire de la Commune d’Abobo, Hamed Bakayoko, s’est prononcé sur l’acquittement et la libération immédiate de Gbagbo .

« Nos partisans ont été confrontés à Laurent Gbagbo lorsque celui-ci était au pouvoir (de 2000 à 2011, NDLR). Nous ne sommes pas impressionnés. Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête. Nous ne souhaitons pas commenter les décisions de la justice internationale », déclarait-il,  ajoutant que « En revanche, ce que nous disons, c’est que ces décisions ne doivent pas être source de déstabilisation et de désordre. Les Ivoiriens ne veulent pas d’un retour en arrière ».

Les avocats des accusés, eux, demandent à la Chambre d’appel de ne pas donner suite favorable à la demande du procureur qui réclame le maintien en prison des acquittés. Par contre, pour  ces avocats, si la chambre d’appel constate des anomalies dans la décision prise en première instance, elle doit renvoyer le dossier  vers cette dernière pour correction. Si cette dernière hypothèse est prise en compte la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé  risque de durer encore longtemps .

Charles AYIH

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