Recrudescence des violences au Togo: L’ANC craint une réédition des massacres de 2005

©Nouvelle Afrique (Lomé, le 1 Novembre 2018)-L’Alliance Nationale pour le  Changement (ANC) a dénoncé et condamné mercredi, la recrudescence  de ce qu’elle qualifie d’agressions barbares contre les populations sans défense. A cet effet, le principal parti politique de l’opposition Togolaise demande  à la CEDEAO d’agir pour éviter une réédition des massacres de 2005.

« Malgré les nombreux appels à l’apaisement et au respect des droits et libertés des citoyens, le régime RPT/UNIR continue de fouler au pied les décisions et recommandations de la CEDEAO en poursuivant impunément les exactions de toutes sortes sur les populations togolaises, quotidiennement rackettées, maltraitées, humiliées et terrorisées sur toute l’étendue du territoire par des forces d’intervention déployées à cet effet », déplore le parti  dans une déclaration en date du 31 Octobre , signée par  Patrick Lawson (vice-président)  et publiée  ce jeudi sur le site officiel du parti .

Selon le parti « Orange » , des expéditions punitives sont menées par des contingents de l’armée et des miliciens contre les paisibles populations, pourchassées et agressées jusque dans leurs domiciles qui sont saccagés et pillés notamment ceux du nord du pays .

« Depuis le vendredi 26 Octobre 2018, l’état de siège instauré dans la préfecture de Tchaoudjo se trouve renforcé. En particulier, les populations de la ville de Sokodé et ses environs sont à nouveau victimes de la terreur et de la barbarie des forces de sécurité et de défense. Une violence gratuite, caractérisée, à longueur de journées et de nuits, par des bastonnades et autres sévices corporels, des tirs d’armes de guerre et de grenades assourdissantes. Au point que la ville se vide de sa population, contrainte à l’exil et à la clandestinité » fait observer le parti du chef de file de l’opposition avant de souligner que :

« C’est, notamment, dans ce registre que s’inscrivent la tentative d’assassinat du président fédéral de l’ANC dans la Kozah, dans la nuit du 15 octobre 2018, par une escouade de miliciens à la solde du pouvoir, l’interruption brutale de la réunion de la fédération ANC/Golfe Nord D et l’arrestation musclée du président fédéral, des membres du bureau ainsi que des militants, le 20 octobre 2018, par un commando du SRI, puissamment armé, qui emporte dans la foulée, documents, chaises et autres matériels ».

Face à ce constat alarmant, le parti   exige la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées tout en  exprimant  sa compassion et sa pleine solidarité avec les populations de Sokodé et de toutes les villes et localités assiégées auxquelles l’ANC demande de rester constamment mobilisés et à l’écoute des mots d’ordre de la C14 ; de ne pas céder aux tentatives d’intimidation ;de redoubler de vigilance, de détermination et d’ardeur pour « mettre fin à un régime de terreur, de forfaiture et d’imposture ».

L’ANC appelle instamment le Ministre de la Sécurité et de la protection civique, Gal Yark Damehane,  à ses responsabilités dans la protection et la sécurité de tous les citoyens sans distinction.

A l’endroit de la  CEDEAO et des Facilitateurs du dialogue intertogolais en cours, Le parti de Jean-Pierre Fabre  appelle  à  aider à mettre un terme « aux dérives délibérément orchestrées par le pouvoir RPT/UNIR et qui sont prémonitoires à la réédition des massacres de populations de 2005 ».

Charles AYI

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