Togo : Eric Dupuy appelle à une insurrection populaire, «  Prenons les rues dès demain et advienne que pourra »

©Nouvelle Afrique (Lomé, le 22  Octobre 2018)-Mécontente du déroulement unilatéral de l’actuel  processus électoral, la Coalition 14 (opposition) qui a appelé ses militants à boycotter le  recensement électoral  en cours, envisage reprendre  la rue.

Dans un courrier adressé il y a quelques jours à Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission de la CEDEAO et  du comité de suivi des recommandations de la CEDEAO pour le Togo, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition dénonce le mutisme de l’organisation sous régionale face à la situation qui prévaut ces dernières semaines dans le pays .

« Nous attendons leur( CEDEAO, ndlr) réponse pour très bientôt », a déclaré ce lundi, Eric Dupuy, conseiller du chef de file de l’opposition sur la radio Nana FM tout en appelant à une insurrection générale .

D’ailleurs, selon le secrétaire chargé à la communication de l’ANC (principal parti d’opposition, membre de la C14) , la reprise des marches est le seul moyen pour faire pression sur le régime cinquantenaire qui régente les Togolais. « Prenons les rues dès demain et advienne que pourra », a-t-il lancé arguant que « le régime ne comprend que le langage de la confrontation »

« Il est peut être temps pour nous de retourner dans la rue pour réclamer ce que nous réclamions, notamment les reformes avant toute consultation électorale. Il faut que le chef de file de l’opposition appelle le peuple à une grande mobilisation pour dire ça suffit », a-t-il martelé.

Pour information, si les choses restaient là, les responsables des  14 partis  de l’opposition ayant refusé de se faire inscrire sur les listes électorales, ne pourront pas être éligibles pour les élections législatives  du 20 décembre prochain. Le code électoral prévoit que seul(e)s les togolais(es) qui se  sont fait inscrire  sur les listes électorales sont électeurs et éligibles.

Pour rappel, la commission électorale nationale indépendante (CENI) censée être recomposée à raison de 8 représentants de chacun des deux parties protagonistes de la crise, ne l’est toujours pas. Or, pourtant, l’actuelle commission électorale conduite par Kodjona Kadanga continue unilatéralement son processus électoral à travers le démarrage du recensement des électeurs et ce, sans que la CEDEAO ne piffe mot.

Charles AYI

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