Recomposition de la CENI : La CEDEAO donne raison à Johannes Bavon

¯©Nouvelleafrique (Lomé, le 27 septembre 2018) – Si la première réunion du comité de suivi des recommandations de la CEDEAO, tenue à Lomé a accouché d’une souris, la seconde a été beaucoup plus prolifique. Plusieurs décisions y sont sorties notamment la recomposition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

S’il y a un acteur   du monde politique qui a affiché depuis le début du dialogue, un optimisme vis-à-vis de la médiation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), c’est bien le Pasteur Johannes BAVON.

L’illustration la plus parfaite est sa sortie médiatique au lendemain de la première réunion du comité de suivi de la CEDEAO qui s’est terminée en queue de poisson, au grand dam et à la désolation de la délégation de la C14.

En effet, dans les colonnes du bimensuel Le Panafricain paru le 18 septembre dernier, le secrétaire général du Front des Architectes de la République (FAR), indiquait que la « C14 ne devrait pas paniquer », faisant allusion à la méfiance de cette coalition, face aux démarches des facilitateurs et leurs émissaires.

« Les Togolais ont fait un grand effort dans cette crise et le monde entier a ses yeux braqués sur la CEDEAO qui est du coup liée à l’obligation d’apporter un résultat. C’est une faute de penser que le régime en place pourra corrompre l’organisation sous-régionale surtout qu’il y va de la crédibilité de cette dernière sur la scène mondiale. Les choses ne sont plus comme avant », avait-il indiqué.

Aujourd’hui la recomposition de la CENI, décidée par le comité de suivi donne raison à M. Johannes Bavon et le conforte dans son optimisme et sa confiance par rapport à la facilitation de l’organisation communautaire.

Par ailleurs, le psychologue dans une intervention sur Radio Métropoplys ce jeudi, demande aux acteurs de la C14 de ne pas crier victoire. Pour lui, la victoire est une « attaque contre l’autre et qui l’obligera à se positionner pour contre-attaquer ».

« Dans ce contexte, la victoire n’existe pas, mais il y a plutôt des avancées. Donc il faudrait que l’on cesse de crier victoire sur les réseaux sociaux afin que les deux camps puissent mener convenablement le débat et pour que nous puissions vivre ensemble après 2020 », conseille le secrétaire général du FAR.

Gabriel Blivi

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