Recomposition de la CENI : L’UFC dans sa posture de victime ne compte pas abdiquer

© Nouvelleafrique (Lomé, le 28 septembre 2018)-L’Union des Forces pour le Changement  (UFC) de Gilchrist Olympio voit déjà de mauvais œil une place accordée aux Forces Démocratiques pour la République (FDR) de Me Paul Dodji Apévon à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Alors que la recomposition de la commission organisatrice des élections vient d’être obtenue, l’UFC pense déjà aux partis de l’opposition qui y seront représentés.  Les responsables du parti jaune jettent leur dévolu sur M. Ouro Bossi Tchakondo qui pourrait siéger à la CENI au nom des FDR alors que la formation de Me Paul Dodzi Apévon n’a pas le statut de parti parlementaire. Ils dénoncent ainsi la mise à l’écart de leur parti au profit des FDR.

« Ils excluent l’UFC et ramènent les FDR comme parti de l’opposition parlementaire. Mais les FDR ne sont jamais allées à une élection législative et ne sont pas inscrites au parlement en tant que parti parlementaire », fustige Edwards Mensah, membre du cabinet du président de l’UFC, Gilchrist Olympio.

Il poursuit « Alors que fait-on de Djimon Oré et de son parti ? C’est de l’arbitraire tout ça et nous n’allons pas nous laisser faire ».

Selon lui, cette injustice proviendrait de leur accord avec le parti au pouvoir.

« Au parlement nous nous sommes inscrits en tant que parti membre de l’opposition et non de la majorité au pouvoir. Nous avons certes signé un accord avec le parti au pouvoir. Mais cela ne veut pas dire que nous avons fusionné avec le parti au pouvoir. On a connu les Agboyibo, les Gnininvi et autres qui ont fait partie du gouvernement mais qui ont conservé leur statut d’opposant et de parti de l’opposition », a-t-il poursuivi.

Selon Edwards Mensah, après chaque élection législative, tous les partis se réclamant de l’opposition parlementaire doivent se faire connaître et s’enregistrer comme étant de l’opposition parlementaire. Ce qui confère à ces partis le statut de parti parlementaire.

« L’UFC s’était enregistrée comme tel et il n’y a pas eu de contestation en ce moment. Nous avions pendant longtemps discuté avec l’ANC et d’autres partis membres de la coalition, en notre qualité de parti de l’opposition parlementaire. Maintenant si c’est pour partager des sièges et postes, ils dénient ce droit à l’UFC », martèle celui-ci.

C’est une « incongruité » que le Président de l’Assemblée nationale ne laissera pas passer.

« Il doit faire respecter la loi portant statut de l’opposition. L’UFC est et demeure un parti parlementaire d’opposition et la question ne se pose même pas. Dans le communiqué final de la CEDEAO il n’a jamais été question que ce soient seuls, les partis de l’opposition parlementaire membres de la Coalition qui siègent à la CENI ».

Il interpelle de ce fait le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre et lui conseille d’agir en sa qualité de chef. « Il est obligé de faire respecter la loi. Il devrait en principe saisir les autres formations politiques de l’opposition parlementaire pour discuter de la question de la répartition de leurs sièges à la CENI », lance-t-il.

Pour M. Edwards, les cinq (05) sièges devant revenir aux partis parlementaires membres de l’opposition devraient être répartis entre l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), l’Alliance pour la Démocratie et le Développement Intégral (ADDI) et l’Union des Forces de Changement (UFC).

« Nous savons que leurs propositions vont passer devant l’Assemblée nationale qui va redistribuer les rôles. Le parlement est garant du respect des normes. L’ANC avait oublié celui qui est son adversaire politique et pense que c’est M. Gilchrist Olympio qui est l’adversaire à abattre. Mais c’est une fausse approche », a-t-il conclu.

Edwards Mensah clame que « Son parti sera rétabli dans ses droits d’une manière ou une autre ».

Les FDR sont-ils oui ou non un parti parlementaire à la lumière de la loi portant statut de l’opposition au Togo ? Occuperont-elles l’un des cinq sièges revenant aux partis parlementaires de l’opposition au sein de la CENI ?

Pour l’heure, les questions restent posées…d’autant plus que  la C14 n’a pas même pas encore dévoilé la liste de ces huit (8) représentants à la CENI.

J D SOVON

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