Togo : Revue de presse du 23 juillet 2018

©Nouvelleafrique (Lomé, le 23 juillet 2018) – Les meetings organisés par la coalition de l’opposition ces derniers jours dans les villes de l’intérieur du pays et le communiqué sorti par le ministre de la sécurité et de la protection civile interdisant toutes  manifestations de rues  du 23 juillet et le 1er août 2018, sont à la une des journaux parus en kiosques ce lundi.

Sur le sujet, le quotidien privé Liberté titre : « Tournée de la C14 dans le nord du pays : Mango, Bafilo et Sokodé mobilisées derrière la coalition ».

« Mango, Bafilo et Sokodé. L’opposition a tenu les 20 et 21 juillet 2018 des meetings d’information dans les localités assiégées par les forces de défense », indique le journal qui ajoute que : « Malgré la forte présence militaire, les populations ont participé massivement aux manifestations ».

« Elles ont été entretenues sur le processus du dialogue et les prochaines recommandations de la CEDEAO, et ont été invitées à se tenir prêtes pour d’éventuelles manifestations », précise l’auteur de l’article.

Le bihebdomadaire Le Correcteur titre : « Reprise des manifestations à Mango, Bafilo et Sokodé :  La démonstration de la coalition dans les villes assiégées ».

L’auteur de l’article indique que cette tournée qui a pour toile de fond un complet compte rendu, depuis le début de la crise politique jusqu’au dialogue qui coince en raison de la candidature de Faure Gnassingbé, a tenu toutes ses promesses.

« Hier dimanche, la C14 a organisé un meeting au stade de Béniglato à Lomé, où une foule des grands jours est sortie pour écouter les membres de l’opposition. Une rencontre avec les populations de Tsévié est prévue le 28 juillet », informe le bihebdomadaire.

Le quotidien privé Forum de la semaine pour sa part s’intéresse au communiqué sorti par le ministre de la sécurité et de la protection sociale interdisant les manifestations. Le journal titre dans ce sens : « Série de manifestations publiques lancées par l’opposition : Le Général Yark siffle la fin de la récréation ».

« Pas de manifestations publiques entre le 23 juillet et le 1er août 2018. C’est ce qu’a annoncé un communiqué en date du vendredi 20 juillet 2018 du ministère de la Sécurité et de la Protectrice Civile », clame d’entrée le quotidien privé.

Ce communiqué signé par le Général Yark Damehame, patron de la sécurité au Togo, ajoute l’auteur de l’article, vient donc mettre fin à la série de manifestations programmée par l’opposition, surtout celle qui devrait se tenir le 28 juillet prochain dans la capitale togolaise (Lomé).

« Les grandes rencontres qui attendent le Togo, lesquelles rencontres qui doivent se tenir à Lomé à partir de cette semaine, sont les principales raisons évoquées dans le document du ministre Yark », précise le journal.

Le sujet est également à lire dans les colonnes de l’hebdomadaire Le Combat du peuple sous le titre : « Manifestations au Togo : Face à la provocation de la coalition : Le ministre de la sécurité prend ses responsabilités ».

« Le ministre de la sécurité et de la protection sociale, a, dans un communiqué lu sur la Télévision nationale (TVT) interdit toutes manifestations de rues du 23 juillet au 1er août 2018 à Lomé », informe le journal.

La raison évoquée pour justifier cette décision, écrit le journal, c’est de permettre à notre pays, d’organiser des rencontres internationales notamment la réunion des ministres de l’ASECNA, la session ministérielle de la CEDEAO, le sommet conjoint des Chefs d’Etat de la CEDEAO et ceux de la CEEAC, le 30 juillet prochain, ainsi que la rencontre des Chefs d’Etat de la CEDEAO le 31 juillet prochain, toujours dans notre capitale.

« Devant cette annonce, il va sans dire que l’interdiction momentanée des manifestations répond à une raison d’Etat », commente l’auteur de l’article.  Et d’ajouter plus loin que : « Tout porte à croire que les actions de l’opposition visant à organiser des manifestations dans notre capitale au moment des rencontres diplomatiques internationales ne sont rien d’autre que de la provocation, synonyme de la chienlit ».

Toujours sur le plan politique, Forum de la Semaine titre : « Politique : Dr Thon propose la réintroduction de la loi de septembre 2017 à l’Assemblée ».

« Le bras de fer entre le régime de Faure Gnassingbé et la coalition des 14 partis politiques de l’opposition ne profite à aucune des 2 entités, encore moins au peuple togolais. Voilà ce que disait vendredi Dr Aubin Thon, le président du Mouvement Nouvelle Vision (NoVi) en e-conférence de presse », informe le quotidien privé, qui ajoute : « La sortie de la crise politique, nécessite une démarche plus citoyenne, propose l’acteur politique ».

« Dans une nouvelle proposition, la 2ème de sortie de crise intitulée « la démarche citoyenne pour un Togo stable et paisible », Dr Thon propose que soit réintroduite ‘le plus vite possible’ à l’Assemblée nationale, la loi sur la limitation des mandats présidentiels et des députés », précise-t-il.

Sur le plan économique, le quotidien privé Togo Matin titre : « Concession de l’hôtel Sarakawa / Bras de fer entre le Togo et le groupe Accor : L’Etat togolais décidé à faire valoir ses droits ».

« L’Etat togolais veut faire valoir ses droits et ses prérogatives dans le conflit l’opposant au Groupe Accor, entreprise gestionnaire de l’hôtel Mercure Sarakawa », indique l’auteur dès l’entame de son article.

Non seulement le Togo, poursuit-il, n’a pas observé la décision de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris qui a tranché en faveur de l’entreprise française, mais il veut aussi aller jusqu’au bout de cette affaire et compte user de toutes ses prérogatives pour condamner le Groupe Accor pour non-respect des termes du contrat de concession de l’hôtel.

« Dans le dossier qui a éclaté en 2014, l’Etat reprochait à son partenaire, des légèretés dans sa gestion du patrimoine public togolais. Au Groupe Accor, il était également reproché des rénovations tardives ou encore, une exploitation qui ne mettait pas en valeur, les potentialités de l’hôtel Mercure Sarakawa », précise que le quotidien privé.

« Résultats de l’émission simultanée d’Obligations : des résultats positifs, mais tirés en quasi-totalité par des investisseurs en interne », titre le quotidien privé Liberté.

« Vendredi passé, le Trésor du Togo a recherché 50 milliards FCFA, sur le marché de l’UMOA-Titre. Il en sort avec 55 milliards FCFA, ce qui constitue une performance de 110% bien au-delà des espérances », informe le journal qui révèle que « hormis le Burkina-Faso dont les investisseurs ont contribué à hauteur de 8,52 %, aucun pays de l’espace UEMOA ne s’est intéressé à l’émission simultanée.

 Gabriel Blivi

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