Togo : Revue de presse du 12 juin 2018

©Nouvelleafrique (Lomé, le 12 juin 2018)- Les sujets  d’ordres politique, social et  sanitaire   sont   au cœur  de l’actualité togolaise. Chaque journal paru ce jour y va de ses analyses et commentaires.

Sur le plan politique, l’hebdomadaire Courrier de la République titre : « Entre  sauver la face et finir dans l’humiliation : Faure Gnassingbé dans le dilemme ».

« Tout comme l’être humain qui naît, vit et meurt, les règnes  eux    aussi  sont marqués  par  trois  grands événements  dans leur  histoire : ils naissent, grandissent  et  meurent.  Aucun n’échappe à ce principe universel », clame d’entrée de jeu, l’auteur de l’article qui ajoute :

« Si le père fondateur du système politique semi-séculaire du Togo n’a pas  réussi  à vaincre la mort qui lui a déclaré les hostilités en 2005, son fils, Faure Gnassingbé, a, tout de même, réussi à remuer ciel et terre pour lui  succéder et évité  au système RPT de sombrer totalement dans les mémoires avec la disparition de son  père  fondateur».

Au vu de l’évolution de la situation socio-politique de l’heure au Togo, le journal entrevoit qu’il se posera au   président Faure Gnassingbé, un choix pas si aisé à faire.

« Il doit choisir entre renoncer  à un nouveau mandat de trop  ou courir le risque de foncer, tête baissée, dans une nouvelle course au fauteuil présidentiel perdue d’avance » , commente l’hebdomadaire.

Le bihebdomadaire L’Alternative titre : «  Crise  politique au Togo : Paris lâche Faure ».

Dès  l’entame de son article, l’auteur se demande si Mamoudou Gassama, le sans papier  malien reçu à l’Elysée après  son geste héroïque serait-t-il plus important  que Faure Gnassingbé, chef d’Etat du Togo  et président en exercice de la CEDEAO ?

« Poussé dans se retranchements  par son interlocuteur, Emmanuel Macron a fini par lâcher une phrase qui, en réalité, résume la position  de la France vis-à-vis du régime de Gnassingbé Père et fils qui totalise plus de 50 ans de règne totalitaire », indique le journal.

« Est-ce que je l’ai reçu en voyage bilatéral   ou je  m’y suis rendu », ainsi s’exprimait Emmanuel Macron, cité par le bihebdomadaire, qui   estime que ce  bout de phrase à la saveur humiliante pour celui dont on parle, c’est-à-dire Faure Gnassingbé, n’est pas une bonne nouvelle pour les tenants du régime cinquantenaire de Lomé.

Le quotidien privé Liberté titre : « Les populations appelées à consentir le sacrifice de la journée   Togo mort ».

« 48 heurs après les manifestations  des 6, 7 et 9 juin 2018, la Coalition des 14 partis politiques  de l’opposition  a rencontré hier lundi  la presse au siège de la Convention démocratique des peuples africains  (CDPA) pour faire le bilan des manifestations  et remobiliser les populations pour la réussite du mot d’ordre de la journée Togo mort », informe le journal.

Sur le plan social, Le Médium revient sur le  commerce  du carburant illicite et titre : « Lutte contre le commerce du carburant  frelaté : quand des trafiquants pensent faire leur loi ».

« Faire  le  commerce  du carburant frelaté est un gros risque que prennent ceux qui  s’y aventurent. Non seulement ils y exposent leur vie, mais celle des populations  environnantes  et des  consommateurs », sonne l’hebdomadaire.

Le  journal estime que face  aux dégâts collatéraux provoqués  à dessein,  il faut avoir cette humilité  pour reconnaitre que les trafiquants, auteurs de cette résistance face  aux forces de sécurité qui a malheureusement dégénérée ne doivent pas rester impunis.

« Loin de décourager les autorités et les agents en charge de lutter contre le trafic illicite du carburant, au contraire il faut recharger les batteries  afin de faire  capituler les trafiquants et leurs réseaux », soutient Le Médium.

Sur le plan socio-sanitaire, le quotidien privé TogoMatin titre : « Santé maternelle et néonatale / A un an de la fin : Le projet Muskoka réalise des progrès substantiels ».

« Le projet Muskoka, soutenu par l’Agence française de développement (AFD) pour améliorer la santé maternelle et néonatale au Togo arrive à échéance dans un an. Des progrès importants sont à relever, même si des défis subsistent », indique le journal.

L’auteur du papier rappelle que grâce à des autorités togolaises, soutenues par l’Agence française de développement et d’autres partenaires à but non lucratif, le projet Muskoka est né en 2006.

« Son but est d’améliorer la santé maternelle et néonatale et de renforcer la planification familiale. Le projet cible les populations de la région maritime et de la région des plateaux. Il permettra de réduire de 20% la mortalité maternelle et néonatale et d’augmenter de 5% la prévalence contraceptive », précise le quotidien privé.

Gabriel Blivi

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