Eli Goka-Adokanu, Président de l’IJAC : « Nous avons une grande responsabilité »

©Nouvelleafrique (Lomé, le 06 avril 2018)- « Si des informations à diffuser sont de nature à entamer le vivre ensemble, il est important de savoir qu’on a une grande responsabilité, surtout d’ordre social », ces mots, on ne peut expressifs, émanent du président de l’Initiative des Journalistes Africains pour la Citoyenneté (IJAC), Eli Goka-Adokanu.

C’est au cours d’une rencontre d’échanges organisée, samedi dernier  avec les journalistes de la région des Savanes, et qui s’est déroulée plus précisément au CRETFP de Dapaong (ville située à  620 km de Lomé, au nord du Togo).

Axée sur le thème : « Responsabilité sociale du journaliste face à la situation sociopolitique actuelle du Togo », cette rencontre s’inscrit dans la droite ligne de la Journée mondiale de la liberté de presse  célébrée le 03 mai dernier.

Le président de l’IJAC, journaliste-animateur de son état, a saisi l’opportunité de cette rencontre pour entretenir les hommes de médias de cette contrée, sur les valeurs qui sont à tous égard indispensables, pour l’édification d’une cité épanouie, développée et apaisée. Entre autres, l’égalité,  l’éducation, les droits de l’homme, les droits de l’enfant et le progrès social.

L’occasion faisant le larron et le circonstanciel oblige, M. Eli Goka-Adokanu, n’a pas manqué de partager avec les participants, l’appréhension  qui est celle de son association quant à ce qui concerne le journalisme  dans son ensemble et la responsabilité du journaliste surtout  en temps de crise, avec un accent  particulier mis  sur le cas du Togo.

A l’en croire  le journaliste dans l’exercice de son métier doit savoir transcender les velléités politiques, et disposer sa plume  pour contribuer  aux transformations sociales et politiques de son pays ou du monde.

« En possession d’une information, le journaliste doit se demander quel est l’intérêt de sa publication ? En d’autres termes, est-ce que  la diffusion de cette information apportera des résultats positifs ? Voilà où se situe la responsabilité  sociale du journaliste, surtout face  à la situation socio-politique qui prévaut actuellement au Togo »,  a précisé le président de l’IJAC.

Faisant partie  de la délégation, le  Secrétaire général de l’association, Firmin Teko-Agbo, n’a pas manqué de renchérir les propos du président.

« En temps de crise, il est évident que le journaliste doit couvrir les évènements. Mais est-ce que  c’est parce qu’il faut couvrir l’actualité qu’il faut tout dire ? Quelle est notre  responsabilité et ce qu’il faut privilégier ? Pour nous c’est l’intérêt général », a-t-il indiqué avant d’ajouter :

« Sur  un terrain de reportage,  en face de tout ce qui peut embraser le pays, le journaliste a l’obligation de  s’abstenir de le dire  (…..) Nous devons chercher l’intérêt pour  le lecteur et pour l’auditeur et partant de là pour toute la Nation ».

Portée  sur les fonts baptismaux le 15 juin 2013, l’Initiative des Journalistes Africains pour la Citoyenneté » (IJAC), est une organisation de journalistes panafricains qui  a pour leitmotiv, promotion de la citoyenneté et le civisme en Afrique

Gabriel Blivi

 

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